ON PARLE DE QUI ?
ON PARLE DE QUI ?
ON PARLE DE QUOI ?
Entre autres ? Des jeunes ? Lesquels ? Où ça ? Et qui veulent, désirent quoi ? De la tune, un bulletin de salaire ? Un emploi ? Oui ? Mais quelle demande sous-jacente ? Une imprégnation de familles, de communauté de référence, feuille de paye stable, un logement, du respect, du respect ? Des allocs, des allocs ?
Un autre monde pour amplifier une foi qui sécurise, panse, et qui « tue » ? Discours bloqués, interactifs ? « Violences » symboliques ou non échangées ? Jusqu’om ? Prières dans ces espaces spéciaux pour nous, à nous !
Alors, allons ? Que faire ? Pour rassurer et pour faire peur ? Alors, comment diminuer ou amplifier l’impression de danger… ? Mais, du calme ! Ce sont des « gamins », oui, qui peuvent « caillasser », « violenter », incendier certes des voitures, ou des corps, mais ce sont comme des petits « sauvages », des sauvageons, dira un politique connu.
CONSEILS ? Ce sont comme des rituels, alors, apprenez à comprendre ce malaise, ce mal-être, cette révolte juvénile de pauvres jeunes démunis… Et vous, qui êtes-vous pour ne pas savoir comprendre ?
Conseils ! Essayez de faire un peu d’anthropologie dans le vent… Prudence dans les rangs. Mettez-vous à leur place ! Soyez l’autre… Seriez-vous par hasard un enfoiré ? Ah ! Vous vouliez tout de suite punir, réprimer, à la hussarde. Rabattez votre caquet ! Changez de rythme et de respiration ! Vous allez essayer de ne pas jouer au con sans prévenir. Respirez convenablement ! Pincez vos lèvres ! Avalez correctement votre salive ! Ne crachez pas !
Qui va parler d’abord ? Pas vous ? Qui va-t-on « écouter » ? L’autre, pas vous ! Comment comprendre ce que vous ne compreniez pas, avec une évidente et triste mauvaise volonté ? Et maintenant, vous vous contractez pour essayer de reprendre votre haleine en voulant encore et toujours expliquer.
Il semble que vous baignez dans une lamentable peur, celle de l’enfoiré qui s’accroche à des branches qui n’existent pas. Ayez le courage de ne pas prendre la parole hors propos ! Rengainez vos « beaux » discours humanistes, démocratiques et républicains, et filandreux et lyriques… !
Dites ! Après toutes ces explosions compréhensibles de ces gamins qui dansent devant vos yeux ébahis, dites en vous, sans rien dire, « je vais rester zen » !... La banlieue, c’est moi !
Dans le fond de la classe, Rachid lance : « Eh ! La violence pédagogique, le baratin violent, ça existe ! Si, mesdames et messieurs, le silence aussi est violent… ! Ecoute ! ».
Si nous sommes jeunes ou vioques, alors, que faire ? En attendant ? En attendant ? Jusqu’à quand ?
GROUPE CLOTILDE ELIE
GROUPE RACHID DIALLO
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