INDIGNONS-NOUS
INDIGNONS NOUS !
On nous demande, on nous enjoint : « Indignez-vous ! » comme un conseil paternel, fraternel, et qui a la volonté de faire partager une colère qui n’a plus le temps d’attendre.
Alors, que répondons-nous ? Nous n’avons pas attendu pour prendre l’initiative de nous indigner, nous… et PLUS même ! Ainsi, indignons-nous devant un présent qui a tendance à ressembler un peu trop à un passé inhumain, qui a tendance à resurgir.
Avant de savoir de quoi il s’agit, de résister encore, autrement,… écoutons la voix qui nous dit : « Indignez-vous ! ». Elle est plus que celle d’une belle âme colérique stimulante ; c’est la voix de Stéphane HESSEL, résistant de la première heure, et à haut risque, qui paraît traverser toutes les générations pour continuer à se passionner pour les valeurs et les projets concrets du Conseil National de la Résistance (CNR). Il fait bien plus qu’incarner une résistance à des barbaries qui ont existé mais aussi à toutes celles qui existent encore et qui continuent à se manifester sous d’autres formes.
Car tel est le cas. Ces valeurs sont perpétuellement menacées. Les misères d’un autre monde qui, après le nazisme, s’imposent non moins massivement, détruisent de nos jours des libertés que l’on croyait acquises en développant, entre autres, des technologies totalitaires d’oppression mal maîtrisées et d’insupportables régressions.
Sous la résistance se cachent des actions et des risques, des indignations nourricières et, inversement, sous l’indignation bouillonne plus qu’un mouvement affectif, le contre-feu d’une résistance dont l’action peut s’éteindre. Alors…
INDIGNONS-NOUS !
EST-CE SUFFISANT ?